Carburant : s'adapter à la flambée des prix
Face à la hausse du prix des carburants, les entreprises, les professionnels qui utilisent au quotidien des véhicules se disent de plus en plus inquiets. Et ce n'est pas le recul de deux dollars du baril de brut (à 128 $), enregistré il y a deux jours, à New York qui parviendra à les rassurer. De nombreux secteurs sont touchés et la Corse n'est pas épargnée. Conséquence directe : de plus en plus d'automobilistes font attention à leur consommation d'essence, tandis que dans certains domaines d'activité comme les transports de passagers, la hausse est directement répercutée sur le client.
Transporteurs : « 25 à 30 % de nos dépenses »
Du côté des transporteurs, la situation est aussi délicate, comme l'indique Jacques Bindinelli, directeur de l'entreprise Corsefret, implantée à Lucciana : « Le carburant représente 25 à 30 % de nos dépenses. Tous nos tarifs sont gérés par informatique et sont élaborés en fonction aussi de la TVA et du coût du transport maritime. Ajuster les tarifs en fonction de la fluctuation des cours du baril de pétrole n'est pas évident à faire pour les entreprises qui ne sont pas assez structurées pour faire de tels calculs. Cela dit, le gasoil pénalise lourdement notre secteur d'activité et pèse au bout du compte sur les marges ».
Ambulanciers : « On fait tout pour économiser »
Les ambulanciers se disent particulièrement inquiets : « On court à la catastrophe. Des mesures doivent être prises pour alléger les charges », explique Félix Nicolini. Si la situation est délicate pour cette profession, c'est parce qu'elle est dans l'impossibilité d'augmenter ses tarifs et donc de répercuter la hausse du carburant : « Nos tarifs sont fixés à l'année et nous devons déjà faire face à des restrictions de la sécurité sociale. Les charges augmentent sans que nous ne puissions les assumer. Concrètement, nous essayons de faire des économies, nous avons même équipé certaines voitures au GPL mais cela est insuffisant. Le coût des carburants pèse sur le budget au détriment du matériel ou de certains véhicules qu'il faudrait renouveler », poursuit l'ambulancier.
Artisans : « Rester vigilants »
L'UPA de Haute-Corse (Union professionnelle artisanale) tient à attirer l'attention des pouvoirs publics, par la voix de son président, Louis Constant : « De nombreux secteurs sont touchés comme le bâtiment, les artisans taxis, les pêcheurs, les agriculteurs, et tous ceux qui utilisent des véhicules dans le cadre de leur activité. Nous pensons également aux commerçants itinérants comme les bouchers ou les boulangers qui sillonnent le département. Tous commencent à ressentir un manque à gagner et il n'est pas facile de répercuter une hausse directe sur les ventes, au risque de perdre des clients. L'UPA, soutenue par la chambre de métiers de Haute-Corse, annonce par ailleurs qu'elle restera vigilante sur l'évolution de la situation pour attirer l'attention des pouvoirs publics. La situation est délicate et des solutions doivent être proposées aux secteurs concernés. »
Artisans : « Rester vigilants »
L'UPA de Haute-Corse (Union professionnelle artisanale) tient à attirer l'attention des pouvoirs publics, par la voix de son président, Louis Constant : « De nombreux secteurs sont touchés comme le bâtiment, les artisans taxis, les pêcheurs, les agriculteurs, et tous ceux qui utilisent des véhicules dans le cadre de leur activité. Nous pensons également aux commerçants itinérants comme les bouchers ou les boulangers qui sillonnent le département. Tous commencent à ressentir un manque à gagner et il n'est pas facile de répercuter une hausse directe sur les ventes, au risque de perdre des clients. L'UPA, soutenue par la chambre de métiers de Haute-Corse, annonce par ailleurs qu'elle restera vigilante sur l'évolution de la situation pour attirer l'attention des pouvoirs publics. La situation est délicate et des solutions doivent être proposées aux secteurs concernés. »
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1 commentaires:
il faut que des solutions soient trouvées rapidement car certaines professions sont amenées à sombrer ... après les pêcheurs, les routiers , pour qui la sécurité de l'emploi a long terme semble un concept assez illusoire...
la preuve en image
http://www.impots-utiles.com/crise-petroliere-les-galeres-des-routiers-video.php
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