vendredi 22 février 2008

La plus grosse unité photovoltaïque de France sera implantée à Rapale

Au moment, où l'implantation de la future centrale thermique de Basteliccacia crée la polémique un peu partout sur l'île, dans le Nebbiu règne une quiétude qui en ferait pâlir plus d'un. Du côté de Rapale même, la vie n'a jamais été aussi calme et le village où il fait bon vivre, risque de connaître un pic de fréquentation. Et pour cause. En octobre sera implantée sur le territoire de cette commune du Nebbiu, la première centrale photovoltaïque de l'île. Et au moment où les énergies renouvelables ont le vent en poupe, c'est une première qui risque de faire date. Sur une superficie de 31 hectares sera construite une centrale capable de fournir, grâce aux rayons du dieu Soleil, l'équivalent de la consommation en énergie de tout le Nebbiu. Soit 12 mw/h d'énergie. Ce qui en fera la plus grosse centrale de production de tout l'Hexagone. Et tout cela avec zéro pollution.

L'économie de 2 millions de litres de fioul lourd
A l'origine de cette installation, Martin Klaus un avocat allemand qui a déjà participé à l'élaboration du parc éolien de Calenzana. « C'est en me promenant dans la région de Rapale que j'ai découvert cette étendue au bord de l'Aliso. J'ai contacté le maire Jean-Claude Fondacci de Paoli qui a immédiatement adhéré à mon projet. Il m'a mis en contact avec les propriétaires des terrains avec qui j'ai conclu un bail emphytéotique de 25 ans. Nous allons investir 55 millions d'euros, sans aucune subvention. L'unité de production, une fois terminée permettra d'économiser la consommation d'un moteur de la centrale de Lucciana ou du Vazzio soit 60 m3 par jour de fioul lourd. Deux millions de litres à l'année. Soit 9000 T de C02 en moins dans le ciel de Corse ».
Une bouffée d'oxygène pour tous les usagers qui va s'accompagner sur le terrain par la création d'emplois.
Pour la construction de ce parc photovoltaïque soixante personnes vont travailler sur le chantier. Ensuite, deux personnes seront embauchées pour la gestion du parc. Le projet se veut européen et a été réalisé en collaboration avec une entreprise allemande, Juwi, et le bureau d'études Géomorphic.
Le maire de Rapale est quant à lui, très heureux d'accueillir une telle structure. « Il n'y aura aucune conséquence sur l'environnement. Nous avons déjà réalisé des études d'impact environnemental. Il n'y aura qu'une toute petite partie du parc visible de chaque village qui surplombe la plaine. L'accueil de la population est assez favorable. Nous avons déjà tenu des réunions d'informations. Pour le moment cela n'a pas soulevé de polémique. Cette centrale ne polluera pas. L'énergie ne sera pas stockée. Elle sera juste produite et envoyée sur le réseau EDF. Les terrains ne seront pas perdus pour les agriculteurs qui pourront faire paître leurs brebis entre les panneaux solaires. Cela ne gênera en rien notre vie de tous les jours ».
Si l'intérêt environnemental d'une telle structure est indéniable il en est de même pour l'aspect financier. La taxe professionnelle représentera 250 000 euros par an pour Rapale. Ce qui est loin d'être négligeable.
D'ailleurs, Oletta s'est déjà portée candidate pour accueillir, dans les prochaines années un autre parc plus petit de 8 MW/h. Preuve que contrairement à ce que l'on pourrait penser, le soleil brille, sans aucun nuage, dans le ciel du Nebbiu.
Y. M.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour, je souhaite réagir à cette article qui me semble avoir été écrit en dépit de toute analyse critique.

Le photovoltaïque, technologie permettant de transformer l'energie porté par les photons en éléctricité est, c'est indéniable une énergie d'avenir offrant des potentialités énorme, à ce titre il est un enjeu de taille à plusieurs niveaux - développement d'une filière économique, contribution à la problématique énergétique de l'ile - cependant il me semble que le projet de Rapale doit être intégré dans une reflexion globale et transversale.
Globale parcqu' il faut évaluer l'apport du photovoltaïque par rapport à d'autres mode de production d'énergie et transversale parcequ'il faut mesurer l'impact du développement de cette filière sur les autres secteurs de l'économie(Agriculture ...) en dépit de quoi il se pourrait bien que l'on se rende compte dans les années qui viennent que nous avons encore laisser passer une opportunité et nous aurons porté des projets contre productifs